EnglishFrançaisPortuguês

Menu :: Occulti :: Anges III


  • Les traits réguliers, Le visage impassible D’une beauté hors d’atteinte, Indifférente.

    Les traits réguliers,
    Le visage impassible
    D’une beauté hors d’atteinte,
    Indifférente.

  • Reflet figé dans la matière D’une lumière céleste, Troublante sensualité, D’un bras si leste.

    Reflet figé dans la matière
    D’une lumière céleste,
    Troublante sensualité,
    D’un bras si leste.

  • Même lorsque la charge est trop lourde, Que les épaules ploient sous l’émotion, Que la pudeur se cache au creux des bras, Le visage reste impassible, Les traits parfaits inaltérés, Comme un secret trop mal gardé.

    Même lorsque la charge est trop lourde,
    Que les épaules ploient sous l’émotion,
    Que la pudeur se cache au creux des bras,
    Le visage reste impassible,
    Les traits parfaits inaltérés,
    Comme un secret trop mal gardé.

  • Nulle larme ne vient remplir ces orbites vides, Car nulle émotion n’est assez forte Pour s’affranchir de la matière Sinon en mime et faux-semblant.

    Nulle larme ne vient remplir ces orbites vides,
    Car nulle émotion n’est assez forte
    Pour s’affranchir de la matière
    Sinon en mime et faux-semblant.

  • Pourtant l’on devine sous la surface Un crâne pareil au nôtre, Et dans ces yeux aveugles qui nous dédaignent, On projette l’espoir un peu fou D’une présence incertaine Dont on pourrait être jaloux.

    Pourtant l’on devine sous la surface
    Un crâne pareil au nôtre,
    Et dans ces yeux aveugles qui nous dédaignent,
    On projette l’espoir un peu fou
    D’une présence incertaine
    Dont on pourrait être jaloux.

  • Comme s’il suffisait d’un signe Pour que ces yeux se tournent enfin Et que l’on croise un regard Qui ne soit pas chargé de rien.

    Comme s’il suffisait d’un signe
    Pour que ces yeux se tournent enfin
    Et que l’on croise un regard
    Qui ne soit pas chargé de rien.

  • Que dire enfin de ces suppliques, De ces roses qu’on nous tend ? De cette candeur restons pudiques, Nous ne serons jamais amants.

    Que dire enfin de ces suppliques,
    De ces roses qu’on nous tend ?
    De cette candeur restons pudiques,
    Nous ne serons jamais amants.

Lieu : Montréal (Canada)
Année : 2003